Extraits de presse
« [ …] La partition instrumentale incite au contraire naturellement au voyage tant elle est inspirée, de rythmes et couleurs aux accents lointains, venus des collines berbères et des camps touaregs. On retrouve notamment entre les mains des cuivres et des percussions de l'Ensemble TM+, dirigé par Laurent Cuniot, tout ce que l'on aime chez le jeune compositeur : des sons inventifs, évocateurs de rituels, parfois à la limite du jazz... »
Caroline Mazodier, in La Tribune, 18 janvier 2008 (sur Les Sacrifiées)
« […] Pour autant, sa partition n’en est pas moins complexe avec l’ensemble TM+, résidant à Nanterre. Le compositeur oppose des lignes mélodiques étirées et des éclats péremptoires, intrusifs, n’hésitant pas à puiser avec des quarts de ton dans les modes musicaux arabes en revendiquant l’écoute de chanteuses orientales comme Oum Kalsoum et les musiques arabo-andalouses, berbères, soufies. »
Maurice Ulrich, in L’Humanité, 15 janvier 2008 (sur Les Sacrifiées)
« […] Sous la direction de Laurent Cuniot, les musiciens donnent sa couleur orientale au spectacle (hautbois, bendir, etc.), sans s'appesantir. Instrument populaire par excellence, l'accordéon a pour rôle de lier les huit autres, selon la volonté du compositeur. »
Laurent Bergnach, in Anaclase.com, 15 janvier 2008 (sur Les Sacrifiées)
« […] Plus ample et plus animée, la musique de Thierry Pécou se fonde sur des repères généraux facilement perceptibles (tels que la mitraille ‘parlando’ des Français) tout en procédant à un perpétuel renouvellement de l’écriture. De la tonalité de circonstance (effets immédiats) à la modalité de civilisation (tournures orientalisantes) en passant par la libre prospection (micro-intervalles catalyseurs de trouble psychologique), le langage de Pécou ne se fixe pas sur des pratiques d’école mais sur des impératifs d’expression. Avec des merveilles d’orchestration parfaitement rendues par l’ensemble TM+. »
Pierre Gervasoni, Le Monde, 15 janvier 2008 (sur Les Sacrifiées)
« […] Optant pour les dimensions d’un opéra de chambre – neuf instrumentistes seulement dans la fosse – Thierry Pécou nous plonge durant les deux heures de ce spectacle dans son propre univers sonore, arabisant bien sûr car il aime « cette prise de possession affective des lieux » mais avec un art de la stylisation, une recherche du détail du timbre et de l’élégance de la ligne, cette translation personnelle qu’il opère toujours à partir de ses modèles et qui n’accuse ici aucune faiblesse. Saluons, sous la conduite très investie de leur chef Laurent Cuniot, la maîtrise et la qualité de l’ensemble TM+ rompu à l’écriture microtonale des modes orientaux auxquels se réfère Pécou pour colorer tout du long une texture sonore ainsi revitalisée. »
Michèle Tosi, ResMusica, 13 janvier 2008 (sur Les Sacrifiées)
« […] Le voyage demeure à l’ordre du jour avec Pécou, mais après l’Amérique centrale (Symphonie du jaguar), l’Amazonie (Passeurs d’eau), la Martinique (L’Oiseau innumérable), l’Arctique (musique pour le film Nanouk, l’Esquimau) et la Chine (Vague de pierre), son Algérie n’est guère plus «folkorique», les allusions aux rythmes ou mélismes arabo-andalous demeurant fines et discrètes. Dirigé par Laurent Cuniot, TM+ adopte un effectif s’apparentant à celui de L’Histoire du soldat, duquel on aurait toutefois retranché le basson pour y intégrer flûte, hautbois et accordéon: petit ensemble (neuf musiciens), mais grande palette d’effets, au service d’un langage alternant monodies ou même unissons avec une écriture d’une plus grande complexité métrique ou harmonique. »
Simon Corley, ConcertoNet.com, 12 janvier 2008 (sur Les Sacrifiées)
« Qui reproche à la musique contemporaine d’être un divertissement pénible pour intellectuels n’a jamais assisté à une répétition de l’ensemble TM+ ! On a rarement entendu pareil engagement physique, ressenti ainsi la tension des corps se projetant dans la musique ni, aussi surprenant que cela puisse paraître, savouré une telle sensualité des matières sonores. […].
Etre l’un des trois ou quatre ensembles professionnels français présents sur la scène internationale ne suffit pas à la passion de TM+ : depuis onze ans, l’ensemble cultive, artistiquement s’entend, le jardin intime de la résidence à la Maison de la musique de Nanterre. Aller au devant d’un public pas forcément équipé pour ce genre de musique à la détestable réputation en est l’un des enjeux. En ouvrant les répétitions aux auditeurs. En proposant une autre musique aux habitants des quartiers. […].
Esprits curieux de notre temps – à moins d’être basse-batterie exclusif ou d’avoir l’oreille Louis XV – embarquez dès que possible pour ce voyage au bout de l’inouï. Vous risquez gros : la découverte d’espaces différents et le frisson d’émotions inédites… »
Didier Lamare, 92Express, Hiver 2007-2008
Abondance de notes ne nuit pas :
« Conclusion aussi inhabituelle qu’informelle pour une soirée de musique contemporaine : Laurent Cuniot dirige tant bien que mal le public de la Maison de la musique de Nanterre dans un «Joyeux anniversaire» improvisé. Le chef avait auparavant fêté de manière éclatante ses cinquante ans, proposant, à la tête de l’ensemble TM+ qu’il a fondé en 1986, un concert intitulé de façon facétieuse «Trop de notes !». De fait, le commentaire fameux que l’empereur Joseph II aurait fait à Mozart après l’audition de L’Enlèvement au sérail pouvait s’appliquer malicieusement aux quatre œuvres inscrites au programme, toutes placées sous le signe d’une spectaculaire virtuosité. […] »
Simon Corley, ConcertoNet.com, 20 mai 2007
« […] Retour à la musique. Immense sensation de bien-être quand celle-ci enfin se déroule, entière et complète, évidente et solide, sûre d’elle-même. Du Mozart, du Bach ? Non, de Régis Campo ! Pop-Art, pour flûte, clarinette et cordes. Séduisant en diable, très coloré y compris au moyen d’un détournement de l’usage conventionnel des instruments, énergique, ludique mais pas gratuit. […]. D’un rêve parti, pour flûte, clarinette, piano et cordes, de Mantovani, est une pièce splendide, sombre et tendue. Six musiciens tour à tour chambristes et quasi-grand orchestre. Une musique tout près de l’absolu : quand l’auditeur est tout simplement porté sur une vague, à la fois en toute confiance et délicieusement inquiet. […] Nous sommes ramenés en esprit dans la salle pour le Zapping, pour vibraphone et ensemble de Markeas, dessert ludique et enchanteur. Et captivant. Cette fois, on voit bien les lames du vibraphone ! Des images pré-filmées son projetées en fond de scène, en même temps que la bande pré-enregistrée sur laquelle jouent les musiciens sur scène, vibraphoniste compris. Superpositions donc, du son et des images, images parfois ralenties, ou fixées. On aime chercher à en comprendre les logiques, au risque d’en oublier la musique pourtant bien présente. Musique qui s’impose néanmoins, comme parfois au cinéma… »
Jean-Luc Prothet-Demoux, ResMusica.com, 30 novembre 2005
« Laurent Cuniot a imposé sa conception de la musique, faite de rigueur stylistique et de fantaisie formelle, à travers l’Ensemble TM+ qu’il dirige depuis sa fondation en 1985. Cette formation de chambre à géométrie variable est sans rivale pour la mise en perspective de pièces contemporaines. Imaginatif dans la conception des programmes, TM+ l’est aussi dans le renouvellement de sa relation au public (…) »
Le Monde, 7 octobre 2004
« L’Ensemble TM+ a lancé des passerelles entre l’univers de la musique contemporaine et celui de la musique romantique. »
D. H. – L’Est républicain, 2 octobre 2004
« L’Ensemble, qui est depuis dix ans en résidence à la Maison de la musique de Nanterre, a familiarisé son public avec des confrontations inédites entre la création contemporaine et des pièces novatrices du répertoire classique. »
J.-G. Lebrun, La Terrasse, septembre 2004
« Depuis près de deux décennies, l’ensemble TM+ s’est imposé parmi ceux dont l’intelligent éclectisme œuvre efficacement en faveur du répertoire contemporain. Sous la direction dynamique de Laurent Cuniot, ce nouveau venu à Musica a introduit un contrepoint bienvenu dans la partition rhénane du festival. A son programme, quatre œuvres de compositeurs qui prennent le plaisir de l’oreille pour guide. »
C. Fruchart – Dernières nouvelles d’Alsace – 7 octobre 2003
« La musique contemporaine accomplit depuis plusieurs années une véritable révolution qui porte au-devant de la scène des œuvres aux séductions multiples : de la gravité à l’humour, du drame à la virtuosité pure… », observe-t-on, en s’en réjouissant, du côté de l’ensemble TM+. Sous la houlette du chef d’orchestre Laurent Cuniot, TM+ s’est donné pour mission de porter ce nouveau répertoire aux couleurs de notre temps auprès d’un public de plus en plus nombreux, à travers concerts mais aussi actions pédagogiques et de sensibilisation. Pour cela, chacun des programmes met en contact partitions d’aujourd’hui et œuvres du passé.
La Terrasse – novembre 2002
« Le chef et compositeur Laurent Cuniot dirige depuis ses débuts (1985) l’Ensemble TM+, ensemble de 15 musiciens permanents de haut niveau et autant d’ « associés », en résidence à la Maison de la Musique de Nanterre. Il a élaboré un projet qu’on peut résumer ainsi : valoriser les œuvres, du passé comme du présent, par leur confrontation au sein de programmes composés. »
V.R. – La Lettre du Musicien – avril 2002
« L’Ensemble TM+ est à Bruno Mantovani ce qu’Accroche Note est à Pascal Dusapin, un collectif musical en interaction régulière avec le compositeur depuis ses débuts. Le panorama d’Octobre en Normandie ne pouvait donc pas débuter autrement que par un concert confié à Laurent Cuniot, dont on sait qu’il excelle dans la mise en perspective des œuvres […]. La Barque mystique, quintette de Tristan Murail, obtient des membres de TM+ une qualité exemplaire d’intériorité, valable pour l’esprit de recueillement comme pour l’accès aux entrailles du son. Mais c’est encore avec la musique de Mantovani que l’ensemble hors normes conduit par Laurent Cuniot fait le plus impression.»
P.G – Le Monde – 8 octobre 2001
« Car nous tenons-là l’un des plus beaux ensembles instrumentaux que Paris et l’Ile de France ont su se donner depuis une trentaine d’années (TM+ est sans doute le plus jeune) au regard de la création musicale des temps modernes. »
L.G – La Provence – 29 janvier 2001
« Près d’une centaine de personnes ont assisté samedi dernier a un concert hors du commun. L’enthousiasme provoqué par la prestation de l’ensemble «TM+» a permis de résister aux conditions difficiles de la soirée (...) La plupart des spectateurs qui avaient découvert cet ensemble l’an dernier sont revenus et le bouche à oreille a bien fonctionné puisqu’ils ont doublé leur auditoire. Qui sont-ils ? Qui sont les acteurs de cette franche réussite, le grand alchimiste est certainement Laurent Cuniot qui dirige TM+ depuis 1985 et qui a composé ce concert comme on compose une partition. »
Festival Notre-Dame de Monts - Le Courrier vendéen –jeudi 20 avril 2000
« Alternant motorisme enjoué et courbes enjoleuses, Laurent Cuniot conduit TM+ à la plénitude en compagnie d’un quatuor vocal très en verve... »
Festival Les Paris de la Musique – P.G – Le Monde – 24 novembre 2000
« Compositeur et chef d’orchestre, Laurent Cuniot continue de piloter son propre ensemble TM+ mais mène aussi une carrière autonome de chef invité. A Radio France, il est l’hôte de l’Ina-Grm, puis de l’Orchestre Philarmonique de Radio France… »
La Terrasse – mai 1999
« Approcher tous les répertoires à la lueur de la musique contemporaine, tel est le projet de TM+, qui en s’appuyant sur une équipe d’irréprochables jeunes instrumentistes réussit le prodige de nous faire entendre toutes les musiques, de Mozart à la création contemporaine, avec des oreilles nouvelles. »
La Terrasse – mars 1999
Beethoven toujours jeune avec l’ensemble TM+
« L’une des principales motivations de l’ensemble TM+, en résidence à Nanterre, est de renouveler l’écoute de certaines grandes œuvres du passé en les rapprochant de pièces récentes judicieusement choisies […]. C’est à la surdité de Beethoven que le jeune français Bruno Mantovani (né en 1974) s’est intéressé dans le mélodrame Heiligenstadt, le 6 octobre 1802 (1996), avec un certain succès […]. Cette œuvre, procédant d’une sorte de romantisme réactualisé […], traduit en effet, par une expression savamment hybride, la relation cauchemardesque de Beethoven avec le monde extérieur des sons. Hybride, le langage de Magnus Lindberg –mais de manière beaucoup plus aboutie – depuis le début des années 90. Incidemment tonal, atonal, spectral ou minimaliste, son Quintette avec clarinette (1992) en constitue une prodigieuse illustration. […] Très sensible à l’énergie cinétique de cette œuvre, l’Ensemble TM+, dirigé avec beaucoup d’élan par Laurent Cuniot, la rend étonnamment proche des préoccupations beethovéniennes par son devenir mutatis mutandis. »
Le Monde – Pierre Gervasoni – mercredi 11 février 1998
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