Un soldat aux Usa (2)

Dimanche 9 octobre 2011 18H00

Hanns EISLER
Vierzehn Arten den Regen zu beschreiben
pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano

Igor STRAVINSKY
Elégie
pour alto

Arnold SCHOENBERG
Fantasy opus 47
pour violon et piano

Darius MILHAUD
Trio à cordes opus 274
pour violon, alto, violoncelle

Béla BARTOK
Contrastes
pour clarinette, violon, piano

Igor STRAVINSKY
Septuor
pour clarinette, basson,cor, violon, alto, violoncelle et piano


Flûte : Gilles Burgos – Clarinette : Francis Touchard – Basson : Brice Martin – Cor : Eric Du Faÿe – Violon : Noëmie Schindler – Alto : Geneviève Strosser – Violoncelle : Florian Lauridon – Piano : Julien Le Pape

Le lendemain : des compositeurs en exil américain, et dans leurs bagages, la modernité d’un siècle toujours entre deux exils lui-même, quand ce n’est pas entre deux exodes…

Stravinsky à Los Angeles, avec l’Élégie pour alto (1944), rare et dépouillée, puis le Septuor (1953) qui parcourt la charnière du siècle, d’un monde musical à l’autre, ce qui est bien le propre de l’exil. À deux pas de là, Schoenberg dans sa seconde vie, son orthographe américanisée et sa Fantaisie (1949) escarpée aux registres vertigineux. Les Contrastes (1940) de Bartók, entre mémoire folklorique et diableries jazz à New York. Darius Milhaud, tout juste de retour en France, dont le Trio à cordes (1947) est miroitant encore du souvenir des trottoirs mouillés d’Oakland. Et Hanns Eisler, le méconnu, entre deux départs, fuyant une Allemagne enragée pour une escale temporaire à Hollywood avant de rejoindre la RDA dont il sera, avec son ami Brecht, un artiste emblématique. Pour les soixante-dix ans de son maître Schoenberg, il proposait Quatorze manières de décrire la pluie (1941), que l’on peut aujourd’hui écouter comme autant de haïkus d’un art occidental dans les turbulences.

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co-production TM+/Radio-France