Histoire du soldat

Jeudi 26 janvier 2012 14H30

Lue, jouée et dansée, en deux parties
Texte de Charles Ferdinand Ramus, musique d’Igor Stravinsky
Créée au Théâtre municipal de Lausanne, le 28 septembre 1918

Laurent Cuniot, direction musicale
Jean-Christophe Saïs, mise en scène
Jean-Tartaroli, scénographie et lumières
Jérôme Ragon, assistant à la mise en scène
Avec Serge Tranvouez : le narrateur – Laurent Cuniot : le diable – Mathieu Genet : le soldat – Raphaëlle Delaunay : la princesse

Nicolas Fargeix
: clarinette -Yannick Mariller : basson – André Feydy : trompette – Olivier Devaure : trombone – Claire Talibart : percussion – Noëmi Schindler : violon – Etienne Durantel : contrebasse

Ce n’est ni un ballet, ni une musique de scène, ni une pièce de théâtre, mais un peu tout cela à la fois. Stravinsky, en exil suisse, la compose en 1918 sur un livret de Ramuz. Voilà l’histoire à la Faust d’un pauvre violoneux qui s’en revenait de la guerre et voulait se faire moins misérable. Or on le sait : le diable est partout. Il est dans les détails et dans l’intervalle. Un diable ambigu, changeant, trouble. Un diable séducteur et repoussant, maître et instrument.
Sous les dehors bancroches d’un texte faussement innocent et d’une musique faussement populaire, celle des campagnes d’autrefois et du jazz naissant des villes, Stravinsky met en place « une espèce de petit théâtre ambulant ». On peut oublier la naïveté des mots parfois : le metteur en scène Jean-Christophe Saïs – on se souvient de ses Quatre Jumelles avec TM+ en 2009 – ose la distance et la différence. C’est dans la musique que se tiennent les secrets de l’Histoire du soldat. Une histoire d’âme qui se joue avec un violon et à la fin, c’est le diable qui gagne…

Production Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical
Coproduction TM+, Opéra de Reims,Maison de la Musique de Nanterre