Les Quatre Jumelles

Les Quatre Jumelles

Opéra-Bouffe de Régis Campo
D’après la pièce de Raul Damonte Botana alias Copi

Créé en 2000
Commande de l’Arcal

Mise en scène : Jean-Christophe Saïs
Scénographie : Jean Tartaroli et Jean-Christophe Saïs

Avec
Fabrice di Falco, sopraniste
Robert Expert, contre-ténor
Julie Robard-Gendre et Sylvia Vadimova, mezzo-sopranos

TM+
Direction Laurent Cuniot

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Pierre Gervasoni, Le Monde

Cet opéra chic repose sur les épaules des interprètes. Les deux hommes aux voix élevées (le contre-ténor Robert Expert et le sopraniste Fabrice Di Falco) offrent aux sœurs Goldwashing un large évantail d’intonations efféminées tandis que les deux femmes (Julie Robard-Gendre et Sylvia Vadimova, mezzo-soprano) apparentent les soeurs Smith à de simples poupées de sons. Irrésistibles par leurs postures décalées, ils réalisent un show qui ressemble à une partie de catch à quatre pour soirée branchée. [...]

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Laurent Bergnach, Anaclase.com

De cette pièce plus que trentenaire, Régis Campo a tiré un opéra-bouffe en un acte – « genre à réinventer dans la production actuelle de l’opéra contemporain français », dit-il – créé à la Maison de la musique de Nanterre le 9 janvier dernier, et conçu pour pouvoir tourner facilement dans les salles. L’instrumentarium est ainsi réduit à une trompette, un hautbois, une contrebasse, une guitare électrique, un accordéon, un violon, une clarinette, une flûte et aux percussions, soit des membres de l’Ensemble TM+, dirigé rondement par Laurent Cuniot. Pour sa part, usant d’un décor dépouillé, Jean-Christophe Saïs respecte la fantaisie du texte sans surenchérir l’hystérie musicale.

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Maxime Kaprielian, Resmusica.com

Bien sûr, une création n’a pas de valeur sans ses interprètes. De Laurent Cuniot et son excellent ensemble TM+ au plateau de solistes, tous n’appellent que des éloges.

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Simon Corley, Concertonet.com

Les quatre chanteurs, remarquables au point de rendre inutile le surtitrage, sont finement accompagnés par neuf musiciens de TM+, sous la baguette de Laurent Cuniot, le directeur de l’ensemble. Campo a composé une habile partition aux multiples références (…), aux sonorités tour à tour chatoyantes et abrasives, pleine d’effets spéciaux – tintinnabulements dans l’aigu, gloussements de la guitare électrique et ironie de l’accordéon. Mais ces cinquante minutes parviennent également à ménager des plages lyriques, et même des succédanés d’airs ou ensembles.

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