
Né en 1965 à Athènes, Alexandros Markeas étudie le piano et l’écriture musicale au Conservatoire National de Grèce. Il continue ses étudau Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, et obtient les premiers prix de piano et de musique de chambre.
Il donne de nombreux concerts en soliste et en formations de chambre. Parallèlement, il se consacre à la composition.
Il suit les classes d’écriture, d’analyse et de composition du C.N.S.M.D.P. avec Guy Reibel, Michael Levinas, et Marc-André Dalbavie et obtient les premiers prix de contrepoint, fugue et composition, discipline dont il suit le cycle de perfectionnement. Il est aussi sélectionné pour suivre le cursus annuel de composition et d’informatique musicale de l’Ircam ainsi que l’Académie de composition du festival d’Aix-en-Provence.
Depuis 10 ans, ses œuvres sont jouées en France et à l’étranger par différentes formations comme l’Ensemble InterContemporain, Court-Circuit, l’Itinéraire, TM+, Ars Nova, les Jeunes Solistes, le quatuor Habanera, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, Alter ego, l’Ensemble Modern, le quatuor Arditti, les Percussions de Strasbourg…
Il reçoit des commandes d’État, de Radio France, de la Fondation Royaumont, du musée du Louvre, du festival Manca, du festival Couperin ainsi que des aides à la création pour ses projets multimédia (DRAC Ile-de-France, Mairie de Paris, festival Romaeuropa).
Il compose également beaucoup d’œuvres pédagogiques, destinées aux enfants et aux formations d’amateurs.
En 1999 Alexandros Markeas est nommé pensionnaire de l’Académie de France à Rome à la Villa Médicis et en 2001 il reçoit le prix Hervé Dugardin de la SACEM. En 2006 il reçoit le prix du syndicat des critiques pour la musique du spectacle Le cas de Sophie K.
Depuis 2003 il enseigne l’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Ses œuvres sont éditées aux éditions Billaudot.
Le travail d’Alexandros Markeas est marqué par sa volonté de décoder et de modifier la perception musicale au contact de différents domaines d’expression artistique tels que l’architecture, les arts plastiques et le théâtre.
Il s’inspire également des nouveaux modes d’expression qui ont pris naissance dans le monde des arts plastiques (installations, performances, événements, vidéo) pour imaginer des situations d’écoute musicale particulières. Il conçoit ainsi des projets d’installation sonore et visuelle (Timescope /2000 – Villa Medicis/ avec le plasticien Laurent Berger, Concerto Spaziale /2003 – chez Eriko Momotani/, Concerto Spaziale 2 /2004 – au CNR de Poitiers/, La voix et ses avatars /2006 – aux studios ARCAL/) en imaginant des parcours dans lesquels le public invente son propre cheminement formel et crée ses propres univers sonores en choisissant parmi les multiples éléments qui lui sont proposés.
Image © ARTHUR PEQUIN